Laure et Mathilde Admin
Messages: 9 Date d'inscription: 06/01/2009
 | Sujet: Perception d’une substance odorante par le nez Sam 21 Fév - 16:54 | |
| ____Une odeur est captée par deux voies : directe, ou normale (le nez) et rétro nasale (par la bouche), en effet le goût est indissociable de l’odorat (les papilles gustatives de la langue détectent seulement l’acidité, l’amertume, et le sucré ou salé d’un aliment).

____Au sein de la muqueuse olfactive se trouvent les neurones récepteurs olfactifs. Le corps cellulaire de ces neurones porte une dendrite -rôle de conduction- unique, dirigée vers la surface de la muqueuse qui tapisse les fosses nasales et qui se termine par une vésicule portant une touffe de cils olfactifs baignant dans un mucus protecteur.
____Il existe environ 10 millions de neurones olfactifs répartis sur 4cm² de la cavité nasale qui se renouvellent tous les mois ou deux mois. Une odeur active un ensemble unique, spécifique, de neurones récepteurs parmi la population totale qui en compte plusieurs millions, c’est le codage des odeurs : Il existe seulement 350 types de neurones olfactifs pour plus de 300 000 odeurs présentes dans la nature, cela s’explique par le fait que : - Chaque neurone possède 1 seul type de récepteur - Chaque récepteur répond à un petit groupe de molécules - Chaque molécule peut se lier à plusieurs types de récepteurs

____C’est au niveau de la membrane ciliaire que les molécules odorantes viennent agir sur des protéines réceptrices des odeurs. Lorsqu’un récepteur est stimulé –c’est-à-dire lorsqu’une molécule odorante se lie brièvement à lui- il active une protéine G qui provoque par enzyme interposée, la production d’un second messager intracellulaire : l’AMP cyclique. Ce messager entraine l’ouverture des canaux ioniques dans la membrane des neurones olfactifs. Il en résulte un courant électrique qui déclenche le départ, vers le cerveau, d’un ou plusieurs potentiels d’action dans l’axone du neurone récepteur. On appelle « transduction » olfactive la séquence des événements qui fait suite à la liaison molécule odorante/ protéine réceptrice et qui conduit à l'émission de potentiels d'action. Les terminaisons des axones des neurones olfactifs sont en connexion avec les prolongements d’un autre type de cellules, les cellules mitrales, dont les axones se projettent sur le cortex olfactif primaire. Ces zones de connexions sont nommées glomérules (il y a environ 1000 à 2000 glomérules dans le bulbe olfactif).
Les cellules mitrales représentent un relais entre l’extérieur où sont présents les signaux olfactifs de l’environnement et le cortex où ces signaux sont analysés. Les prolongements des cellules mitrales conduisent les messages olfactifs du bulbe olfactif au cortex olfactif primaire qui représente une « plaque tournante » : il redistribue les informations en fonction des tâches et attributions. |
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